Mise à part le simple double ou triple vitrage, il existe un vitrage spécifique visant à protéger le logement des effractions, il s’agit du vitrage anti effraction.

Il faut distinguer 2 types de vitrage :

Le vitrage anti projection : résistance P1 A à P5 A, protégé contre les jets de projectiles (ballon, pierre, etc.)

Le vitrage anti effraction : résistance P6 B à P8 B, verre de haute résistance contre les coups de hache ou de masse par exemple. Le vitrage P8 B est le plus résistant. Il faut au moins 70 coups de hache au même endroit pour que le verre se rompe. Autant dire que c’est extrêmement résistant.

Comment ce vitrage fonctionne-t-il ?

Il s’agit d’un vitrage feuilleté de deux ou trois vitres assemblées grâce à des films transparents ultra résistants (Poly Vinyle Butyral, ou gel intumescent), qui décourage les cambrioleurs. En effet, il leur faudra plus de 6 minutes pour parvenir à le casser.
Deuxième caractéristique, le verre est conçu en mille feuilles et garde les éclats de verre collés entre eux en cas de bris. Par conséquent, les résidents sont ainsi protégés et ne risquent pas de se blesser.

Il faut savoir qu’il existe une classification de la résistance du vitrage de P1 A à P5 A, et de P6 B à P8 B.

L’installation

Ce type de vitrage nécessite un savoir faire particulier. Seuls, les artisans certifiés RGE sont en capacité d’installer un vitrage anti effraction. Le vitrage doit être parfaitement étanche et offrir une isolation thermique et acoustique de bonne qualité. Cela demande donc des connaissances spécifiques et une expertise.
Par ailleurs, l’installation par un menuisier qualifié RGE donne droit à une défiscalisation.

Le vitrage anti-effraction peut indifféremment équiper une baie vitrée, une porte-fenêtre, une fenêtre PVC, une fenêtre bois, une fenêtre aluminium ou encore une fenêtre sur-mesure.

L’entretien

L’entretien de ce vitrage s’effectue comme une vitre classique. Un chiffon en micro fibre est largement suffisant